Il n’existe pas de dosage universel de bouillie bordelaise pour 1 litre. À titre d’exemple, la fiche du produit Solabiol cité indique 6,25 g pour la tomate et l’aubergine, 12,5 g pour plusieurs autres légumes et arbres fruitiers à pépins, et 25 g pour la vigne, chaque quantité étant associée à 10 m². Retrouvez les repères dans le tableau, puis vérifiez l’étiquette de votre produit avant de calculer le volume nécessaire. [1]
Les repères à retenir
- La fiche Solabiol citée indique 6,25 g/L pour tomate et aubergine, avec une relation de 10 m² par litre. [1]
- Pour convertir une dose vérifiée en g/L : multipliez-la par le volume d’eau en litres. [1]
- La quantité calculée reste liée à la surface et aux limites mentionnées sur l’étiquette. [1]
- Pour préparer le produit Solabiol, la fiche recommande de peser la poudre et d’agiter la cuve pendant le remplissage. [1]
- Après une forte pluie, la fiche Solabiol évoque un renouvellement, sans conseiller d’augmenter la dose. [1]
Outil : Calculer la quantité pour mon pulvérisateur
Multipliez la dose déjà vérifiée sur l’étiquette par le volume d’eau pour connaître la quantité à peser.
Avant de préparer : vérifiez sur l’étiquette la culture, la surface couverte, les limites d’application et le délai avant récolte. Ce calcul ne détermine ni la dose autorisée ni la surface réellement traitable. Lisez librement la suite du guide pour les précautions d’application.
Trouver le dosage pour 1 litre selon la culture et le produit
Les quantités du tableau qui suit concernent uniquement le produit Solabiol cité : sa fiche associe chaque dose à 1 litre d’eau pour 10 m². Elles ne constituent pas un dosage général de bouillie bordelaise. Vérifiez le nom exact de votre culture et l’usage sur l’étiquette du produit que vous avez. [1]
Quelles quantités la fiche Solabiol indique-t-elle pour 1 litre d’eau et 10 m² ?
Repères indiqués pour le produit Solabiol cité, par litre d’eau et pour 10 m². La fiche date de février 2021 : contrôlez l’étiquette actuelle et vérifiez que le libellé de votre culture correspond précisément. [1]
| Culture ou groupe de cultures | Quantité pour 1 L d’eau et 10 m² |
|---|---|
| Tomate et aubergine | 6,25 g |
| Haricot | 10 g |
| Plusieurs légumes et arbres fruitiers à pépins cités dans la fiche | 12,5 g |
| Oignon et cultures apparentées, pomme de terre, certains arbres fruitiers à noyau et vigne | 25 g |
Afficher le tableau en image

Comment confirmer la dose de son propre produit ?
Avant de préparer le mélange, repérez sur l’étiquette le nom et la formulation du produit, la teneur en cuivre, la culture, la maladie visée, la dose, la surface correspondante et les conditions d’emploi. Ces indications forment un ensemble : une quantité associée à une culture ou à une surface ne se transpose pas automatiquement à un autre usage. [2]
La fiche Solabiol citée indique 20 % de cuivre pour son produit. Cette composition ne permet pas de calculer la dose d’une autre formulation. À titre d’exemple, l’index suisse rapporte pour un produit donné des indications en pourcentage ou en kg/ha, tandis que la notice professionnelle Nufarm emploie notamment des kg/ha et des kg/hL. Ces unités et conditions propres aux produits ne se convertissent pas en g/L sans connaître les paramètres d’application requis. [3]
Adapter une dose par litre à un pulvérisateur de 5 ou 10 litres
Une fois la dose exprimée en g/L vérifiée sur l’étiquette, on peut la multiplier par le volume d’eau de la cuve. Ce calcul donne la quantité totale à peser ; il faut ensuite conserver la relation entre le volume préparé et la surface prévue par l’étiquette. [1]
Comment calculer la quantité pour 5 ou 10 litres ?
Pour une dose déjà vérifiée en grammes par litre, multipliez cette dose par le volume d’eau. Par exemple, pour le produit Solabiol cité sur tomate et aubergine, la fiche indique 6,25 g par litre : la quantité obtenue pour 5 ou 10 litres suit cette même relation. [1]

Pourquoi faut-il aussi tenir compte de la surface traitée ?
La fiche Solabiol associe ses doses à 10 m² par litre d’eau. Avec cette même relation, 5 L correspondent arithmétiquement à 50 m² et 10 L à 100 m². Cela ne garantit pas que le pulvérisateur couvrira réellement cette surface : le résultat dépend de l’application. Préparez seulement le volume nécessaire à la surface visée et ne dépassez pas les limites de l’étiquette. [1]
Préparer et pulvériser le mélange
La séquence ci-dessous reprend les indications de la fiche Solabiol pour son produit. Si l’étiquette de votre produit décrit une autre méthode, suivez celle-ci. [1]
Dans quel ordre remplir le pulvérisateur et ajouter la poudre ?
Pour le produit Solabiol, la fiche décrit les gestes suivants. Pesez la quantité correspondant au volume total que vous prévoyez de préparer. [1]
- Remplissez la cuve du pulvérisateur à moitié avec de l’eau.
- Pesez la dose de poudre nécessaire pour le volume total prévu.
- Ajoutez la poudre dans la cuve et agitez.
- Terminez le remplissage avec de l’eau, puis agitez de nouveau.
- Mettez le pulvérisateur sous pression avant l’application.
- Après usage, rincez le pulvérisateur. Préparez uniquement la quantité nécessaire.

Comment pulvériser en limitant la dérive du produit ?
Pulvérisez de façon ciblée sur la végétation visée et respectez les indications d’application de l’étiquette. Pour son produit, la fiche Solabiol conseille de ne pas traiter par vent ou forte chaleur, de porter des gants et des vêtements couvrants et d’éviter l’entraînement du produit vers les points d’eau. Elle indique une zone non traitée de 5 m autour de ceux-ci ; vérifiez la distance prescrite pour votre produit. [1]
Choisir le bon moment pour traiter
La fiche Solabiol décrit son produit comme un fongicide préventif de contact. Le moment d’application compte donc pour protéger les pousses ; les indications propres à votre produit restent déterminantes. [1]
Quand renouveler une application préventive ?
Pour son produit, Solabiol conseille de commencer au printemps, puis de renouveler pendant la croissance afin de protéger les nouvelles pousses, ainsi qu’après une forte pluie. La fiche ne fixe pas d’intervalle universel : consultez sur l’étiquette la fréquence et le nombre maximal d’applications autorisés pour votre usage. [1]
Que peut-on attendre d’un traitement si la maladie est déjà visible ?
Une protection préventive de contact vise à protéger la végétation exposée ; elle ne signifie pas que les parties déjà atteintes seront guéries. La fiche Solabiol ne documente pas l’efficacité de son produit contre une maladie déjà installée. Vérifiez les usages et indications de l’étiquette avant de décider d’un traitement. [1]
Éviter le surdosage et protéger la récolte
La prudence ne concerne pas seulement la quantité versée dans une cuve : les applications répétées sur une même parcelle contribuent aussi aux apports de cuivre. Vérifiez l’ensemble des usages prévus et leurs restrictions avant de traiter. [2]
Pourquoi une dose excessive augmente-t-elle les apports de cuivre ?
Chaque application ajoute du cuivre ; la dose, la surface et le nombre de traitements comptent donc ensemble. Les documents citent des limites différentes dans des cadres distincts : la fiche Solabiol indique 6 g de cuivre par an pour 10 m² pour son produit ; l’index suisse rapporte 4 kg de cuivre par hectare et par an pour le produit W-7197 ; la notice Nufarm mentionne 28 kg par hectare sur sept ans pour les utilisations concernées. Aucune de ces valeurs ne constitue un plafond général à appliquer à un autre produit ou usage. [2]
Quel délai vérifier avant de récolter ?
Le délai avant récolte varie selon la culture et l’usage. L’index suisse rapporte, pour des usages particuliers du produit qu’il décrit, des délais différents ; ces exemples ne s’appliquent pas automatiquement à toutes les cultures. Repérez le délai indiqué sur l’étiquette correspondant à votre produit et à votre culture avant de récolter. [2]
Quelles protections vérifier avant chaque application ?
Avant chaque application, contrôlez les précautions propres au produit et à l’usage concernés. [2]
- Vérifiez sur l’étiquette les équipements de protection demandés pour la préparation et l’application.
- Tenez compte des conditions météo indiquées, notamment le vent et la chaleur.
- Évitez l’entraînement du produit vers les points d’eau et respectez la distance prescrite pour votre produit.
- Notez le délai avant récolte et les limites d’application applicables à la culture visée.
Identifiez d’abord le produit et l’usage autorisé, puis relevez sur son étiquette la dose et la surface associée. Calculez seulement ensuite la quantité nécessaire au volume d’eau prévu. Avant de traiter, vérifiez les protections, les conditions d’application et le délai avant récolte indiqués pour cet usage. [1]
Questions fréquentes
Peut-on mesurer la poudre avec une cuillère plutôt qu’avec une balance ?
Il est préférable de peser la quantité requise, comme le recommande la fiche Solabiol. Une mesure en cuillère ne donne pas une équivalence fiable pour cette poudre ; n’improvisez pas de conversion et suivez la dose de l’étiquette de votre produit. [1]
Une dose indiquée en kg/ha peut-elle être convertie directement en grammes par litre ?
Non, pas à partir de la seule valeur en kg/ha. Il faut aussi connaître les conditions d’application, notamment le volume d’eau utilisé et la surface traitée. Les doses de l’index suisse et de la notice professionnelle correspondent à des produits et usages déterminés : elles ne donnent pas une dose universelle par litre. [2]
Faut-il augmenter la dose après une forte pluie ?
Non. La fiche Solabiol évoque un renouvellement après une forte pluie, mais ne recommande pas d’augmenter la dose. Respectez la dose, la fréquence et le nombre d’applications indiqués pour le produit utilisé. [1]
Peut-on conserver la même dose en changeant de marque de bouillie bordelaise ?
Non, pas sans vérifier l’étiquette. La dose dépend du produit, de la culture et de l’usage autorisé. Une teneur en cuivre similaire ne suffit pas à établir que la même dose convient à une autre marque ou formulation. [1]





C’est marrant comme on peut passer tellement de temps à réfléchir au dosage et oublier les conditions de pulvérisation. La météo joue un rôle énorme, non ? Une petite brise ou un soleil de plomb peuvent vraiment changer la donne.
Il peut être pratique de préparer une petite quantité de bouillie bordelaise à chaque fois, au lieu de faire un gros volume ! Ça permet de garder la fraîcheur du mélange et d’éviter les restes. Vous faites souvent des petites quantités vous aussi ?